lundi 4 mai 2009

Quand le chat n'est pas là...

Chef est de retour.
Le soulagement.
C'est bizarre comme j'ai besoin que ma chef ne soit pas trop loin, pour me sentir bien.
Serais-je un jour indépendante ? Serais-je un jour capable d'être chef ?
C'est le but à moyen terme, mais je ne suis pas tellement sure d'être capable de fonctionner sans elle.
J'ai besoin de trouver ce je-ne-sais-quoi manquant, ce truc qui me permettra d'avancer, de travailler et de croire en mes résultats, sans la validation permanente de celle avec qui je travaille depuis maintenant plus de 6 ans.
Et pourtant je l'ai détestée.
Et pourtant je l'ai trouvé injuste, dure, irritante.
Quand je l'ai vue arriver, détendue et bronzée dans le bureau ce midi, j'ai eu l'impression que tout à coup, tout allait aller mieux. Comme si elle allait photoshoper mes westerns. Comme si elle allait me dire "yes Eve, great idea, do those micro-arrays". Ce qu'elle a fait d'ailleurs - "don't worry, we have the money, yes, do those micro-arrays, that's what we need to do." At last.
J'ai l'impression d'avoir passé un mois de vacances sabbatical à Barcelone tout à coup.
Comment ça, c'était chef, pas moi ? Bah, c'est pareil, non ?

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