C'est bizarre comme les printemps se suivent et se ressemblent un peu sans se ressembler du tout.
Ca fait donc 3 ans que je vis à Edimbourg.
Ca fait donc 4 ans que je raconte des machins dans un blog - même si j'en raconte de moins en moins, des machins. P't'être que j'me fais vieille. Ou p't'être que j'ai plus trop envie, finalement, de raconter des machins. Ou p't'être que je sais juste plus quoi dire. Ou p't'être que de toute façon, ça n'a absolument AUCUNE importance.
Ca fait 6 mois que j'ai un chéri, aussi. Un "accessoire frisé" comme dit ma copine de la cote ouest. Est-ce que c'est le moment de la première crise, le cap des 6 mois ? Parce que l'autre soir je me suis aperçue qu'il mâchait la bouche ouverte. Dingue ça, j'avais JAMAIS remarqué qu'il mâchait la bouche ouverte. Alors pourquoi je le remarque MAINTENANT ??
Parce que ça fait 6 mois, que c'est l'heure d'été, que je continue de grossir, et qu'on est rentré de Berlin un peu crevés. Ou peut-être juste parce que j'ai envie de passer un peu plus de soirées au labo et un peu moins de soirées à faire la vaisselle en écoutant le café monter dans la cafetière alors que chéri allume une cigarette. La félicité domestique n'est pas mon truc, finalement. Enfin pas ces jours-ci.
Tiens, d'ailleurs je suis en rupture de stock de prozac depuis samedi et je n'ai toujours pas pris de rendez-vous avec mon toubib. A croire que j'aime faire mon adolescente rebelle.
Et puis le 8 avril arrive. J'ai acheté une carte pour le vieux père. Mais est-ce qu'on a encore le droit de fêter l'anniversaire de mamy Jeannette sans elle ? Et pourquoi fallait-il qu'ils partagent le même anniversaire ?
Dans quelques minutes c'est mon demi-anniversaire, aussi. 31 ans ET DEMI et je continue à compter par 6 mois. Bah, c'est pas si grave.
Ceci est donc mon 31ème printemps, et les arbres tardent à fleurir sur le campus.
Mais j'ai confiance, ça ne devrait plus tarder.
lundi 31 mars 2008
vendredi 28 mars 2008
jeudi 28 février 2008
Un p'tit café posthume
J'ai bien reçu une demi-douzaine d'e-mails en quelques jours.
Interflora, Aquarelle, Dromadaire, l'Internaute...
Ils s'y sont tous mis.
Alors voilà, c'est la fête des grands-mères dimanche.
Moi aussi j'ai toujours trouvé ça vachement con, la fête des grands-mères. D'abord elles ont la fête des mères, et puis je préfère boire du Carte d'Or, alors les fêtes commerciales à la con...
N'empêche, finalement, j'aurai bien aimé pouvoir la souhaiter à quelqu'un cette année, la fête des grands-mères.
Interflora, Aquarelle, Dromadaire, l'Internaute...
Ils s'y sont tous mis.
Alors voilà, c'est la fête des grands-mères dimanche.
Moi aussi j'ai toujours trouvé ça vachement con, la fête des grands-mères. D'abord elles ont la fête des mères, et puis je préfère boire du Carte d'Or, alors les fêtes commerciales à la con...
N'empêche, finalement, j'aurai bien aimé pouvoir la souhaiter à quelqu'un cette année, la fête des grands-mères.
mardi 26 février 2008
Oban.
On m'a dit qu'un week-end à la plage dans le nord-ouest écossais n'était pas la meilleure idée en plein mois de février.
Bon, d'accord, il a plu.
Et j'ai moyennement apprécié la comparaison avec un rat mouillé lorsque la réceptioniste de l'hôtel nous a vu revenir de notre petite heure de promenade en ville le samedi après-midi.
Ceci dit, un plateau de fruit de mer aux chandelles sur le quai face à la mer, plein d'otaries et Fingal la loutre, une dégustation de single malt tard dans la nuit, une soupe bien chaude dans un petit chalet en bois sur le loch Linnhe, et 2 nuits dans un hôtel quatre étoiles, février ou pas, j'en veux bien des comme ça tous les jours.
Bon, d'accord, il a plu.
Et j'ai moyennement apprécié la comparaison avec un rat mouillé lorsque la réceptioniste de l'hôtel nous a vu revenir de notre petite heure de promenade en ville le samedi après-midi.
Ceci dit, un plateau de fruit de mer aux chandelles sur le quai face à la mer, plein d'otaries et Fingal la loutre, une dégustation de single malt tard dans la nuit, une soupe bien chaude dans un petit chalet en bois sur le loch Linnhe, et 2 nuits dans un hôtel quatre étoiles, février ou pas, j'en veux bien des comme ça tous les jours.
mercredi 20 février 2008
L'année du rat.
Pas sure que les rats de laboratoires en profitent.
Pas sure non plus qu'on arrivera à me convaincre de l'injustice de travailler "gratuitement" un 29 février.
Ceci dit, Steve a découvert une souris dans sa chambre. Depuis le temps que tous les voisins du quartier nous disaient qu'elles étaient partout. Ca y est, l'une d'entre elles a trouvé le passage secret et vient se planquer derrière le mirroir de temps à autre.
J'ai suggéré des morceaux de fromage pour l'apprivoiser, Steve une trappe pour la tuer.
L'Homme est un monstre.
J'ai pleuré à chauds bouillons sur nos amis les petites bêtes, Bi-Bop et Tatou mes gerbilles bien aimées (celles qui ont rejoint Tartine-le-chat à la maison de retraite des animaux) , et les sirloin steaks qu'il aime tant manger, alors l'Homme a promis de ne pas tuer la souris.
L'Homme est faible.
Alors ce sera peut-être l'année de la souris ?
(voir l'année de l'Homme).
Pas sure non plus qu'on arrivera à me convaincre de l'injustice de travailler "gratuitement" un 29 février.
Ceci dit, Steve a découvert une souris dans sa chambre. Depuis le temps que tous les voisins du quartier nous disaient qu'elles étaient partout. Ca y est, l'une d'entre elles a trouvé le passage secret et vient se planquer derrière le mirroir de temps à autre.
J'ai suggéré des morceaux de fromage pour l'apprivoiser, Steve une trappe pour la tuer.
L'Homme est un monstre.
J'ai pleuré à chauds bouillons sur nos amis les petites bêtes, Bi-Bop et Tatou mes gerbilles bien aimées (celles qui ont rejoint Tartine-le-chat à la maison de retraite des animaux) , et les sirloin steaks qu'il aime tant manger, alors l'Homme a promis de ne pas tuer la souris.
L'Homme est faible.
Alors ce sera peut-être l'année de la souris ?
(voir l'année de l'Homme).
samedi 29 décembre 2007
Où ça ?
Ca se confirme, je suis un peu perdue.
Entre un "Noël à Leicester" séché pour la première fois en 6 ans et les angoisses qui s'accumulent.
Entre les cauchemards où je hurle sur chef, et les autres où je tue ma mère.
Entre ce corps immobile et cette voix raillée qui me hantent.
Entre cette famille que j'aime mais à laquelle je ne sais plus si j'appartiens, et cette autre que je vais voir à reculons, parce qu'appartenir ne suffit pas.
Entre Paris et chez moi.
Où ça ?
J'espère me retrouver entre ses bras, mais j'ai bien peur d'y être tout autant perdue quand il arrivera demain.
J'aurai bien aimé le voir discuter avec Mamy Jeanette, aussi.
Tu sais, j'suis un peu perdue depuis que t'es partie.
en direct de Paris et pas du tout au labo, c'était kiara
Entre un "Noël à Leicester" séché pour la première fois en 6 ans et les angoisses qui s'accumulent.
Entre les cauchemards où je hurle sur chef, et les autres où je tue ma mère.
Entre ce corps immobile et cette voix raillée qui me hantent.
Entre cette famille que j'aime mais à laquelle je ne sais plus si j'appartiens, et cette autre que je vais voir à reculons, parce qu'appartenir ne suffit pas.
Entre Paris et chez moi.
Où ça ?
J'espère me retrouver entre ses bras, mais j'ai bien peur d'y être tout autant perdue quand il arrivera demain.
J'aurai bien aimé le voir discuter avec Mamy Jeanette, aussi.
Tu sais, j'suis un peu perdue depuis que t'es partie.
en direct de Paris et pas du tout au labo, c'était kiara
jeudi 20 décembre 2007
Ma bichette.
J'ai pas tellement envie de la voir immobile.
Morte.
J'ai pas tellement envie de la voir partir en fumée.
Disparue.
8 jours trop tôt. 8 jours trop tard.
Elle n'a pas attendu que j'arrive pour passer les fêtes avec elle.
8 petits jours, une grosse semaine, rien ou presque, sauf que toute la différence est dans ces adieux que je ne lui ferai pas.
J'ai pas tellement envie de croire à son absence.
J'ai juste envie de discuter avec elle, assise sur la moquette à ses pieds, de parler de tout, de n'importe quoi, de ses voyage, de ses croyances, de mon quotidien, de ma mère, de sa fille, de la famille, de nos vies, de tous ces petits riens qui font - qui faisaient - de cette petite vieille dame toute fatiguée MA grand-mère.
Demain elle deviendra cendres pour toujours, mais elle restera à jamais ma Mamy Jeanette.
en direct de Paris et pas du tout au labo, c'était kiara
Morte.
J'ai pas tellement envie de la voir partir en fumée.
Disparue.
8 jours trop tôt. 8 jours trop tard.
Elle n'a pas attendu que j'arrive pour passer les fêtes avec elle.
8 petits jours, une grosse semaine, rien ou presque, sauf que toute la différence est dans ces adieux que je ne lui ferai pas.
J'ai pas tellement envie de croire à son absence.
J'ai juste envie de discuter avec elle, assise sur la moquette à ses pieds, de parler de tout, de n'importe quoi, de ses voyage, de ses croyances, de mon quotidien, de ma mère, de sa fille, de la famille, de nos vies, de tous ces petits riens qui font - qui faisaient - de cette petite vieille dame toute fatiguée MA grand-mère.
Demain elle deviendra cendres pour toujours, mais elle restera à jamais ma Mamy Jeanette.
en direct de Paris et pas du tout au labo, c'était kiara
mardi 27 novembre 2007
My man is a man.
Monday night, it's late, we're both falling asleep.
Well almost.
Just a little chat before giving up on the day.
- Thanks for the night, i had a good time
- Yeah, me too. Thanks for cooking dinner.
- Oh, that's nothing.
*kiss kiss*
- What do you want to do tomorrow night ? Mine?
- Yeah, maybe, could do.
- Gosh, i'm so tired. I bet you we won't wake up tomorrow. Again.
- Hm. Well, sleep now.
*kiss kiss*
*cuddle*
*silence*
*slowly falling asleep*
- Eve ?
- Hm ?
- Can i ask you a question ? You don't have to answer right now though.
- Uh... errr... yes, sure. What is it ?
- Do you have any antifreeze in your car ?
Well almost.
Just a little chat before giving up on the day.
- Thanks for the night, i had a good time
- Yeah, me too. Thanks for cooking dinner.
- Oh, that's nothing.
*kiss kiss*
- What do you want to do tomorrow night ? Mine?
- Yeah, maybe, could do.
- Gosh, i'm so tired. I bet you we won't wake up tomorrow. Again.
- Hm. Well, sleep now.
*kiss kiss*
*cuddle*
*silence*
*slowly falling asleep*
- Eve ?
- Hm ?
- Can i ask you a question ? You don't have to answer right now though.
- Uh... errr... yes, sure. What is it ?
- Do you have any antifreeze in your car ?
vendredi 23 novembre 2007
Giving thanks.
Ce matin, un pigeon m'a chié dessus.
Si même les oiseaux s'y mettent, je crois que je vais me remettre au poulet rôti.
(En sortant du labo ce soir là, j'ai trouvé un pigeon crevé par terre.)
(Alors j'ai continué à manger de la salade et des sushis.)
Si même les oiseaux s'y mettent, je crois que je vais me remettre au poulet rôti.
(En sortant du labo ce soir là, j'ai trouvé un pigeon crevé par terre.)
(Alors j'ai continué à manger de la salade et des sushis.)
vendredi 16 novembre 2007
Le temps retrouvé
Est-ce que la fréquence d'apparition des "madeleines" s'amplifie plus avec le temps ou avec la distance ?
C'est ma question du jour.
Un verre de muscat, un peu de mozzarella, du basilic et surtout des pignons de pin, et me voici replongée loin, il y a longtemps. Ca n'arriverait pas si j'habitais en France. Ca n'arriverait pas si j'étais partie hier.
Un peu comme le choc d'apprendre, le cul sur une banquette de métro, que Michel Serrault ET Raymond Barre sont morts pendant l'été. Ca parait con, mais en septembre je n'étais toujours pas au courant, non.
La distance étire le temps.
L'homme a décerné le titre de "best food ever" à ma salade basilic mozarella et caetera (surtout à cause du saumon fumé, apparemment).
L'homme apprend aussi à dire des trucs vachement importants, comme "où sont les chiottes" ou "bonjour monsieur". Des trucs essentiels pour ne pas se trouver au dépourvu lorsque la nouvelle année sera venue. Il est presque prêt à visiter la terre natale pour le réveillon.
Reste à savoir si après quelques virées dans des restos parisiens, je continue à détenir le titre de meilleure cuisinière.
Reste à savoir si j'arriverai jamais à lui faire partager mes madeleines.
C'est ma question du jour.
Un verre de muscat, un peu de mozzarella, du basilic et surtout des pignons de pin, et me voici replongée loin, il y a longtemps. Ca n'arriverait pas si j'habitais en France. Ca n'arriverait pas si j'étais partie hier.
Un peu comme le choc d'apprendre, le cul sur une banquette de métro, que Michel Serrault ET Raymond Barre sont morts pendant l'été. Ca parait con, mais en septembre je n'étais toujours pas au courant, non.
La distance étire le temps.
L'homme a décerné le titre de "best food ever" à ma salade basilic mozarella et caetera (surtout à cause du saumon fumé, apparemment).
L'homme apprend aussi à dire des trucs vachement importants, comme "où sont les chiottes" ou "bonjour monsieur". Des trucs essentiels pour ne pas se trouver au dépourvu lorsque la nouvelle année sera venue. Il est presque prêt à visiter la terre natale pour le réveillon.
Reste à savoir si après quelques virées dans des restos parisiens, je continue à détenir le titre de meilleure cuisinière.
Reste à savoir si j'arriverai jamais à lui faire partager mes madeleines.
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