Coincée entre mes "il faut", mes "je dois", mon manque de temps, et tout ce qu’il y a à faire, tout ce qui reste à faire, tout ce que j’ai peur de ne pas réussir à faire, tout ce que je refuse de déléguer, tout ce que j’accepte de prendre en charge, je me fatigue, et je reste là, à essayer inefficacement de me remotiver, à essayer inefficacement d’écrire des trucs qui ne font pas vraiment beaucoup de sens, à essayer vainement de me concentrer sur les prochaines étapes, sans oublier de finir les trucs en court.
J'aurai juste besoin de quelques jours de vacances. Quelques jours sans penser au labo. Quelques jours sans entendre "how’s the writting going ?", quelques jours sans regarder ma to do list là, au-dessus de mon bureau, quelques jours sans bouffer les pates au fromage ou les frites à la sauce tartare de la cantine, quelques jours sans poser mes fesses sur mon tabouret, quelques jours sans avoir à gérer quoique ce soit, quelques jours sans responsabilité, sans soucis, sans oublis, sans bailler, sans se forcer, sans voir encore et encore le toit des serres par la fenêtre du labo, sans arroser les plantes, sans regarder mon ordinateur dans le blanc de l’écran.
Mais c’est pas possible.
Se reposer, c'est mal, et prendre des vacances, je sais pas faire, j’ai pas appris.
mardi 15 novembre 2005
samedi 12 novembre 2005
Friends.
Sometimes i feel lonely, preparing myself for yet another night in the lab...
And then suddenly he's here, next to my bench, smiling at me.
Come-on, let's have a drink Eve, you're not still working right now are you ?
And suddenly, no question is worth the worries, no work is worth the pain, i just let myself sink into his warm friendship and enjoy his presence.
And few hours later, after a mixture of serious discussions, silly giggles, hardcore science brainstorming, sometimes too many drinks, often a plate of greasy food, he waves me goodbye - see you tomorrow, and i know that he means it, that he will see me tomorrow, and that we'll carry on spending some time together, simply because we like spending time with each other.
And what i'm left with is this relaxing smile, the one that makes you feel happy inside, the one that makes you remember that eventually, nothing is more precious than a true friend.
And then suddenly he's here, next to my bench, smiling at me.
Come-on, let's have a drink Eve, you're not still working right now are you ?
And suddenly, no question is worth the worries, no work is worth the pain, i just let myself sink into his warm friendship and enjoy his presence.
And few hours later, after a mixture of serious discussions, silly giggles, hardcore science brainstorming, sometimes too many drinks, often a plate of greasy food, he waves me goodbye - see you tomorrow, and i know that he means it, that he will see me tomorrow, and that we'll carry on spending some time together, simply because we like spending time with each other.
And what i'm left with is this relaxing smile, the one that makes you feel happy inside, the one that makes you remember that eventually, nothing is more precious than a true friend.
vendredi 11 novembre 2005
Sans queue ni tête.
Puisqu'après tout je suis une fille plutôt rigide et que j'ai du mal à échapper aux schémas mentaux dans lesquels je m'enfonce pendant plusieurs jours d'affilée [ma psy, 2005], j'ai décidé d'arrêter de me battre et de finalement continuer à citer mes sources tous les 30 mots et non à la fin de chaque phrase comme une autorité supérieure me l'a pourtant tout récemment suggéré [chef, 2005]. Bref, et histoire de parler pour ne rien dire, ce qui semblerait être approprié en ces lieux [wikipédia, 2005], un gateau au yaourt citron-citron vert réalisé sans yaourt mais avec du lait et plein de beurre, c'est finalement vachement bon [cake-club, 2005], même si ça ne peut plus vraiment s'appeler gateau au yaourt, du coup [sens commun, 2005; wikipédia, 2005]. Enfin bref, et pour continuer dans les futilités sans importance que j'affectionne tout particulièrement [on-dit, 1976-2005], une bizarre coïncidence, parfois appelée synchronicité par certains mystiques de mes amis [Geez, 2001], a décerné à la date du 8 novembre le titre de "journée internationale de l'aspirateur" [kiara, 2004; kiara, 2005]. Parce qu'après tout, rien n'est plus important qu'une moquette sans miettes [Fiona, 2005; pour revue: Papa, années 80].
Je crois que décidément, si j'étais un homme, je serais capitaine, moi aussi. [Tell, 1981; windows media player, 2005].
Je crois que décidément, si j'étais un homme, je serais capitaine, moi aussi. [Tell, 1981; windows media player, 2005].
jeudi 10 novembre 2005
Docteur ès lièvre [comment ça rien ne sert de courir ??]
A force de répéter que j'étais en retard mais que promis dans 2 jours tu auras un truc à lire sur ton bureau - euh oui mais finalement non j'ai pas encore eu le temps - ah on avait dit que la date limite c'était le début de la semaine dernière, vraiment ? - Oui, oui, j'y travaille là, ça vient...
Bref, à force, chef m'a gluée à ma chaise de bureau, et je n'ai jamais autant lu-écrit-réfléchit-re-lu-re-écrit-machouillé mes capuchons de stylos qu'au cours de ces 3 derniers jours, enfin à part pendant l'époque rédaction de thèse, mais on avait dit que c'était du passé oublié, enterré, terminé... rédaction de quoi tu dis ?
Enfin, la moyenne est à 1500 mots par jour, ce qui peut paraitre tout petit comme ça, mais quand il ne s'agit pas vraiment de jolis mots mais de trucs qui sonnent comme "auxin", "statoliths", "heterodimers", ou encore "enhancement of the second positive curvature", voire "phyA mediated far-red high-irradiance", là tout de suite, 1500 mots par jour, ça ressemble à un calvaire, voire à un exploit.
Et pusiqu'au total mon cerveau est au bord de la crampe et va bientôt rendre l'âme, RIP, je me suis promis que la prochaine fois, je m'y mets en avance et je finis tranquillement et calmement ET AVANT LA DATE LIMITE, bordel ! [oui, je sais, c'est exactement ce que j'avais déjà dit après la rédaction de ma thè... euh... de quoi déjà ?..]
Bref, à force, chef m'a gluée à ma chaise de bureau, et je n'ai jamais autant lu-écrit-réfléchit-re-lu-re-écrit-machouillé mes capuchons de stylos qu'au cours de ces 3 derniers jours, enfin à part pendant l'époque rédaction de thèse, mais on avait dit que c'était du passé oublié, enterré, terminé... rédaction de quoi tu dis ?
Enfin, la moyenne est à 1500 mots par jour, ce qui peut paraitre tout petit comme ça, mais quand il ne s'agit pas vraiment de jolis mots mais de trucs qui sonnent comme "auxin", "statoliths", "heterodimers", ou encore "enhancement of the second positive curvature", voire "phyA mediated far-red high-irradiance", là tout de suite, 1500 mots par jour, ça ressemble à un calvaire, voire à un exploit.
Et pusiqu'au total mon cerveau est au bord de la crampe et va bientôt rendre l'âme, RIP, je me suis promis que la prochaine fois, je m'y mets en avance et je finis tranquillement et calmement ET AVANT LA DATE LIMITE, bordel ! [oui, je sais, c'est exactement ce que j'avais déjà dit après la rédaction de ma thè... euh... de quoi déjà ?..]
mardi 8 novembre 2005
La part de l'autre...
GrandPa, 86 ans, veuf depuis quelques semaines, et heureux d'avoir ma compagnie en ce dimanche après-midi.
GrandPa qui a tout vécu, la pauvreté des années 20 dans la banlieue glaswégienne, les prisons allemandes entre 1940 et 1945, des dizaines d'années d'expatriation dans les tropiques en tant qu'expert forrestier, les 17 ans de souffrance de sa femme.
GrandPa qui me présente avec fierté au golf-club où il vient prendre son lunch chaque jour. "Is this your grand-daughter ?". "No, she's my grand-daughter's flatmate... she comes from France you know and she's a doctor in Science !!"
GrandPa avec qui je rigole affalée dans un fauteuil, une tasse de thé à la main, mes baskets un peu sales à coté de ses pantoufles, sur son cale-pieds.
GrandPa qui n'a jamais entendu parler de ce groupe de rock qui passe à la télé, qui me montre la cornemuse qu'il a fabriqué à l'époque, quand ses yeux ne le trahissaient pas, qui me laisse la meilleure place contre la fenêtre, pour que je puisse admirer la lumière sur la plage de North Berwick.
GrandPa qui me serre dans ses bras quand je repars prendre le train pour rentrer à la maison, me faisant promettre de revenir le voir bientot.
Alors que répondre à GrandPa, quand il me dit, sur de lui et fort de ses 86 ans d'expérience, que si, la violence peut être dans les gènes, regarde le peuple allemand, ils sont tous fous et violents là-bas. Comment lui dire, à GrandPa, qu'avec ce genre de raisonnement, il est tout proche de l'Hitler qu'il a combattu ? Je n'ai pas vu mes 40 compagnons prisonniers de guerre se faire fusiller devant mes yeux en 1944, moi, je n'ai rien à dire, rien à débattre. Alors je me tais lachement et je vais tristement préparer un autre café en lui racontant les dernier potins du labo, parce que malgré tout je l'aime beaucoup, GrandPa...
GrandPa qui a tout vécu, la pauvreté des années 20 dans la banlieue glaswégienne, les prisons allemandes entre 1940 et 1945, des dizaines d'années d'expatriation dans les tropiques en tant qu'expert forrestier, les 17 ans de souffrance de sa femme.
GrandPa qui me présente avec fierté au golf-club où il vient prendre son lunch chaque jour. "Is this your grand-daughter ?". "No, she's my grand-daughter's flatmate... she comes from France you know and she's a doctor in Science !!"
GrandPa avec qui je rigole affalée dans un fauteuil, une tasse de thé à la main, mes baskets un peu sales à coté de ses pantoufles, sur son cale-pieds.
GrandPa qui n'a jamais entendu parler de ce groupe de rock qui passe à la télé, qui me montre la cornemuse qu'il a fabriqué à l'époque, quand ses yeux ne le trahissaient pas, qui me laisse la meilleure place contre la fenêtre, pour que je puisse admirer la lumière sur la plage de North Berwick.
GrandPa qui me serre dans ses bras quand je repars prendre le train pour rentrer à la maison, me faisant promettre de revenir le voir bientot.
Alors que répondre à GrandPa, quand il me dit, sur de lui et fort de ses 86 ans d'expérience, que si, la violence peut être dans les gènes, regarde le peuple allemand, ils sont tous fous et violents là-bas. Comment lui dire, à GrandPa, qu'avec ce genre de raisonnement, il est tout proche de l'Hitler qu'il a combattu ? Je n'ai pas vu mes 40 compagnons prisonniers de guerre se faire fusiller devant mes yeux en 1944, moi, je n'ai rien à dire, rien à débattre. Alors je me tais lachement et je vais tristement préparer un autre café en lui racontant les dernier potins du labo, parce que malgré tout je l'aime beaucoup, GrandPa...
Scène de ménage.
Samedi dernier, dans un effort unilatéral de maintient du cessez-le-feu à la maison, j'ai passé l'aspirateur [et nettoyé la baignoire, et les toilettes, et les plaques de cuisson, et...]. Et alors que je maneuvrais la bête sur le long tapis rouge du couloir, un épais nuage de poussière grise s'est échappé de son corps, révélant l'apparition soudaine de 2 fentes bien mal placées.
Enfin bref, et en d'autres termes, samedi dernier, alors que je tentais un effort désepéré et surhumain pour maintenir la paix à la maison, j'ai cassé l'aspirateur. Maintenant plus personne ne pourra me reprocher de ne pas le passer, puisque sa seule utilité est désormais de balancer le peu de poussière qu'il aspire au niveau du sol en aérosol tout autour de lui. Ce qui n'est pas tellement pratique pour nettoyer la moquette, et fait salement éternuer, en plus.
J'avais pourtant prévenu, hein, que le ménage c'était pas pour moi...
Enfin bref, et en d'autres termes, samedi dernier, alors que je tentais un effort désepéré et surhumain pour maintenir la paix à la maison, j'ai cassé l'aspirateur. Maintenant plus personne ne pourra me reprocher de ne pas le passer, puisque sa seule utilité est désormais de balancer le peu de poussière qu'il aspire au niveau du sol en aérosol tout autour de lui. Ce qui n'est pas tellement pratique pour nettoyer la moquette, et fait salement éternuer, en plus.
J'avais pourtant prévenu, hein, que le ménage c'était pas pour moi...
vendredi 4 novembre 2005
L'odyssée.
Je me souviens du départ, des adieux sur le quai de la gare, Maman et Jérôme, de l'angoisse de ne pas pouvoir tout porter, de l'inconscience entourant cette journée, pendant laquelle je n'ai pas réalisé une seule fois que j'étais entrain de changer tout mon quotidien, pour de vrai.
Je me souviens de l'agacement d'avoir raté l'entrée dans le tunnel, de la difficulté à garder les yeux ouverts pour admirer les paturages verdoyants et les maisons alignées, du gentil vieux monsieur chauffeur de taxi, sourire réconfortant dans cette capitale inconnue, de la petite fille et de son ours en peluche blanc-sale, dans ce bus qui n'en finissait pas de rouler dans l'obscurité pénétrante.
Je me souviens de la pluie battante, de ces 3 énormes valises balancées dans une flaque d'eau par un chauffeur de taxi grincheux, de l'impression surréaliste de me sentir si vite chez moi dans ce nouvel environement, grace à la dizaine de photos épinglées au mur avant même l'ouverture de la première valise.
Je me souviens de l'arrivée au 3ème étage, le lendemain, à 9h30 précises, des premiers mots d'accueil de chef, tout sourire, de l'impression d'être un peu perdue quand même, du soulagement de retrouver mon chemin vers la maison, des boites de conserves déchiffrées avec l'aide de mon dictionnaire, des premières soirées passées sur le seuil de ma chambre à espionner mes proprios, juste pour entendre une voix, juste pour ne plus être toute seule, même si je ne comprenais pas ce qu'ils disaient.
C'était il y a exactement 3 ans, aujourd'hui.
Ce qui signifie que c'est donc ce WE que j'aurai du rentrer en France pour toujours, d'après mon plan de l'époque.
Pas de sirènes, pas de cyclopes, même pas un ouragan ou deux pour déstabiliser mon embarcation... et pourtant... aurais-je juste subit la malédiction de Poséidon sans le savoir ?
Je me souviens de l'agacement d'avoir raté l'entrée dans le tunnel, de la difficulté à garder les yeux ouverts pour admirer les paturages verdoyants et les maisons alignées, du gentil vieux monsieur chauffeur de taxi, sourire réconfortant dans cette capitale inconnue, de la petite fille et de son ours en peluche blanc-sale, dans ce bus qui n'en finissait pas de rouler dans l'obscurité pénétrante.
Je me souviens de la pluie battante, de ces 3 énormes valises balancées dans une flaque d'eau par un chauffeur de taxi grincheux, de l'impression surréaliste de me sentir si vite chez moi dans ce nouvel environement, grace à la dizaine de photos épinglées au mur avant même l'ouverture de la première valise.
Je me souviens de l'arrivée au 3ème étage, le lendemain, à 9h30 précises, des premiers mots d'accueil de chef, tout sourire, de l'impression d'être un peu perdue quand même, du soulagement de retrouver mon chemin vers la maison, des boites de conserves déchiffrées avec l'aide de mon dictionnaire, des premières soirées passées sur le seuil de ma chambre à espionner mes proprios, juste pour entendre une voix, juste pour ne plus être toute seule, même si je ne comprenais pas ce qu'ils disaient.
C'était il y a exactement 3 ans, aujourd'hui.
Ce qui signifie que c'est donc ce WE que j'aurai du rentrer en France pour toujours, d'après mon plan de l'époque.
Pas de sirènes, pas de cyclopes, même pas un ouragan ou deux pour déstabiliser mon embarcation... et pourtant... aurais-je juste subit la malédiction de Poséidon sans le savoir ?
jeudi 3 novembre 2005
Sa meilleure amie ?
Aujourd'hui, j'ai rencontré l'undergrad qui va me servir d'esclave à partir du mois de janvier. Et en la voyant arriver habillée et maquillée à la perfection, avec ses petits talons, ses jolis yeux et ses cheveux lissés, j'ai pensé que dans un labo féminin-hétérosexuelle à 83%, c'était quand même un peu du gachis, une telle débauche de beauté [d'autant que le 17% restant est marié et père de 3 joyeux bébés, ce qui ne l'empêche pas de se rincer l'oeil, certes, mais bon]. Heureusement, elle n'est pas seulement jeune, blonde et jolie, mais aussi particulièrement gentille et apparemment motivée, "mon" undergrad, ce qui m'a un peu rassuré sur mes capacités à passionner mon auditoire avec mon sujet de recherche. Enfin bref, il semblerait donc que dans la grande lotterie de l'attribution des honours projects, j'aie été plutot chanceuse.
Toujours est-il qu'en allant faire un tour sur Amazon ce soir [oui, oui, il y a un rapport], je suis tombée sur cette photo.
Choc.
[Oui oh et la façon dont j'ai pu atterrir sur cette photo ne vous regarde pas, non]
Et voici donc le scoop de la journée: Lorie a une soeur jumelle secrète [dont elle a certainement été séparée à la naissance], étudiante en biologie ici même en Ecosse. Et à partir de janvier, la jumelle de Lorie, elle va donc faire esclave dans mon labo.
Ouais.
Je sais.
Moi aussi ça m'en a bouché un coin.
Toujours est-il qu'en allant faire un tour sur Amazon ce soir [oui, oui, il y a un rapport], je suis tombée sur cette photo.
Choc.
[Oui oh et la façon dont j'ai pu atterrir sur cette photo ne vous regarde pas, non]
Et voici donc le scoop de la journée: Lorie a une soeur jumelle secrète [dont elle a certainement été séparée à la naissance], étudiante en biologie ici même en Ecosse. Et à partir de janvier, la jumelle de Lorie, elle va donc faire esclave dans mon labo.
Ouais.
Je sais.
Moi aussi ça m'en a bouché un coin.
mercredi 2 novembre 2005
La vie en rose...
Puisque ces derniers jours, ma vieille manie de me prendre pour Cosette m'est retombée sur le coin de la gueule, accompagnée d'une tendance à entretenir mon misérabilisme avec un zèle que je ferais surement mieux d'appliquer au passage de l'aspirateur, enfin il parait, j'ai décidé de me mettre sous perfusion, parce que ça suffit comme ça quoi merde. Alors la playlist du jour s'appelle "NRG", et pas moins [et oui j'épelle en anglais si je veux]. Résultat: au lieu de chouiner que personne ne m'aime et que la vie est dure en portant le lourd bidon d'eau distillée de la salle commune au labo, je fredonne et je danse au son de Dancing Queen, et finalement nul besoin d'un Jean Valjean sur mon chemin pour avoir envie de sourire à la ronde, surtout en sifflotant des obscénités sur une certaine Daniella [oui, celle où on peut s'y mettre à 3], comme quoi être en territoire anglophone, ça a ses charmes.
Mais voilà, la batterie de mon petit mp3 player est à plat, il pleut, et je dois passer par le supermarché avant de rentrer et porter mes lourdes courses jusqu'à la maison où je trouverai certainement une cuisine dévastée et envahie de vaiselle sale, et un salon peu acceuillant où les Thénardiers seront entrain de regarder la télé au coin du feu affalés sur le canapé, m'obligeant à me diriger tristement vers ma chambre pour y lire les publis qui y trainent, avant d'y dormir ma maigre nuit.
Oui, oh, ça va, j'exagère si je veux hein.
Alors bon, voilà, Mr Jean Valjean, si tu pouvais m'acheter ça là, je t'en serai éternellement reconnaissante et plus si affinités, parce que oui, we are living in a material world, and i am a material girl.
Sur ce, j'y vais avant que la neige ne s'y mette, hein.
Mais voilà, la batterie de mon petit mp3 player est à plat, il pleut, et je dois passer par le supermarché avant de rentrer et porter mes lourdes courses jusqu'à la maison où je trouverai certainement une cuisine dévastée et envahie de vaiselle sale, et un salon peu acceuillant où les Thénardiers seront entrain de regarder la télé au coin du feu affalés sur le canapé, m'obligeant à me diriger tristement vers ma chambre pour y lire les publis qui y trainent, avant d'y dormir ma maigre nuit.
Oui, oh, ça va, j'exagère si je veux hein.
Alors bon, voilà, Mr Jean Valjean, si tu pouvais m'acheter ça là, je t'en serai éternellement reconnaissante et plus si affinités, parce que oui, we are living in a material world, and i am a material girl.
Sur ce, j'y vais avant que la neige ne s'y mette, hein.
Licence IV.
J'ai comme l'impression que mon cerveau se ramollit de jour en jour, entrainant dans sa chute mon sens créatif, mon énergie, et ma facilité à bavarder. Non pas que j'aie jamais trouvé le bavardage facile, puisqu'il est un fait que je parle toujours trop ou pas assez, et rarement aux inconnus. Enfin bref, finalement, ce rythme ralenti est peut-être l'un des premiers signes des dommages cérébraux causés par ma fréquentation un chouilla trop assidue des public houses du quartier ces derniers temps. Mais bon, c'est bien connu, les chagrins d'amour se soignent au bar, et je suis une parfaite bonne copine dans ces moments là, capable de sacrifier un gros paquet neurones, noyés dans la bière sur l'autel de l'amitié.
Oh oui, je sais bien que je raconterai n'importe quoi pour justifier ma flemme d'aller vérifier mes PCR là de suite...
Oh oui, je sais bien que je raconterai n'importe quoi pour justifier ma flemme d'aller vérifier mes PCR là de suite...
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