Ces jours-ci, j'essaie de reprendre un peu le controle, mais ça marche moyen, j'avoue.
Même les to do lists ne sont pas suffisantes.
Et pourtant, j'ADORE ça, faire des listes.
Mais là non.
Entre le nouveau chef et son projet dans lequel je dois me jeter (même si ça ne m'interesse que moyen, d'autant plus que je sais qu'il y a concurrence, ce que je n'apprécie vraiment pas), celui que je veux développer pour un jour devenir grande (approuvé par nouveau chef, mais bon, si tu voulais quand même bien faire ça, et ça encore, oui, c'est plus urgent), la suite de mon projet avec ex-chef (dans le labo de laquelle je vis toujours, puisque nouveau chef est un peu SDF dans ce pays - sa fortune est ailleurs, et sa renommée partout), ce maudit papier qui a été refusé par Nature ET Science (après revue quand même chez Science, ce qui montre qu'on était intéressant, mais quand l'un des reviewers a décidé de ne rien comprendre et d'être borné, c'est pas facile facile de se battre), et qui n'est pas encore reparti mais bientot, ce petit papier de rien du tout mais qu'il faudrait quand même se dépêcher d'écrire (surtout qu'il y a concurrence), cette montagne de données à collecter (et le rapport à écrire !) pour une biotech qui m'a payée pour 2 mois alors qu'il va m'en falloir plus de 3 pour tout finir (mais on ne crache pas dans la soupe, je sais, je sais), et avec tout ça les 70 ans du père dans 15 jours (et je lui offre quoi moi ?), les non-vacances en perspective pour cette année encore (j'ai trop hate), le chéri overworked and underpaid qui passe ses soirées à travailler / tuer des méchants en ligne pour se relaxer (ce qui ne me relaxe PAS DU TOUT), mes sautes d'humeur avec certains collègues de labo qui de temps à autre ME GONFLENT (et heureusement j'ai bien dit CERTAINS, et seulement PARFOIS, et puis c'est peut être moi qui suis gonflante, aussi).
Bref. Entre tout ça.
Je ne sais plus trop où donner de la tête.
Ce qui s'est traduit pendant plusieurs semaines par une paralysie incontrolable, et c'est donc pour ça que j'essaie de reprendre controle.
Et quand je vois mon chat s'enrouler sur elle-même pour sa petite sieste du matin alors que je pars au labo, je suis juste JALOUSE.
jeudi 25 mars 2010
lundi 22 mars 2010
My journey to mental exhaustion citizenship ?
J'ai entassé plein de trucs dans mon cerveau ce WE.
Qu'il y a 646 députés à Westminster, mais seulement 129 chez nous.
Qu'il y a 2.7% de musulmans au Royaume-Uni, et 0.2 millions (soit 0.4% de la population) d'immigrés d'origine chinoise.
Qu'il y a 53 états membres du Commonwealth, que le conseil d'Europe a été créé en 1949, et le traité de Rome signé en 1957 (mais le RU n'a rejoint l'Europe qu'en 1973, meme s'il est un membre fondateur du conseil d'Europe).
Que les femmes ont obtenu le droit de vote en 1918, mais le droit de vote au même age que les hommes en 1928.
Qu'on ne peut pas divorcer lors de sa premiere année de mariage, et qu'une TV license coute un peu plus de £130.
Et tellement plein d'autres trucs que j'ai l'impression d'avoir déja tout oublié.
"Life in the UK" test, dans 8 heures pile poil.
Moi qui croyais qu'il suffisait juste de pouvoir enfiler des bieres et citer Dr Who dans le texte pour devenir britannique.
Ben c'est pas gagné, tout ça...
Qu'il y a 646 députés à Westminster, mais seulement 129 chez nous.
Qu'il y a 2.7% de musulmans au Royaume-Uni, et 0.2 millions (soit 0.4% de la population) d'immigrés d'origine chinoise.
Qu'il y a 53 états membres du Commonwealth, que le conseil d'Europe a été créé en 1949, et le traité de Rome signé en 1957 (mais le RU n'a rejoint l'Europe qu'en 1973, meme s'il est un membre fondateur du conseil d'Europe).
Que les femmes ont obtenu le droit de vote en 1918, mais le droit de vote au même age que les hommes en 1928.
Qu'on ne peut pas divorcer lors de sa premiere année de mariage, et qu'une TV license coute un peu plus de £130.
Et tellement plein d'autres trucs que j'ai l'impression d'avoir déja tout oublié.
"Life in the UK" test, dans 8 heures pile poil.
Moi qui croyais qu'il suffisait juste de pouvoir enfiler des bieres et citer Dr Who dans le texte pour devenir britannique.
Ben c'est pas gagné, tout ça...
lundi 15 mars 2010
Stagnation.
Aujourd'hui, j'ai attendu la plombier.
Pendant des heures.
Même que je me suis rendormie en l'attendant - j'ai du mal à rester éveillée en pyjama, j'ai du mal à m'habiller quand je n'ai pas pris de douche, et j'ai du mal à prendre une douche avec 15cm d'eau stagnante noirâtre et nauséabonde dans le bac.
Bref.
J'ai attendu le plombier.
Quand je me suis donc re-réveillée, le plombier était en retard.
J'ai été voir mon bac à douche.
Vide.
J'ai fait couler de l'eau.
Aucun problème.
J'ai appelé le plombier - il a dit qu'il venait tout de suite oui, oui, en retard mais là j'arrive.
Je lui ai dit que c'était trop tard - la magie de l'emmerdement maximum avait fait effet.
Ce putain de tuyau bouché, celui qui m'a fait rater mon meeting hebdomadaire avec ex-chef (parce que chef n'est plus ma chef, mais c'est une autre histoire), celui qui m'a fait paniquer et appeler copine postdoc pour qu'elle mette en route mes trucs, please oh pretty please, celui qui m'a empêché de me brosser les dents, de me laver les mains ou de prendre une douche, bref, ce putain de tuyau bouché du lundi matin va bien maintenant.
Il a digéré.
En définitive, une bonne façon de commencer la semaine.
NOT.
Pendant des heures.
Même que je me suis rendormie en l'attendant - j'ai du mal à rester éveillée en pyjama, j'ai du mal à m'habiller quand je n'ai pas pris de douche, et j'ai du mal à prendre une douche avec 15cm d'eau stagnante noirâtre et nauséabonde dans le bac.
Bref.
J'ai attendu le plombier.
Quand je me suis donc re-réveillée, le plombier était en retard.
J'ai été voir mon bac à douche.
Vide.
J'ai fait couler de l'eau.
Aucun problème.
J'ai appelé le plombier - il a dit qu'il venait tout de suite oui, oui, en retard mais là j'arrive.
Je lui ai dit que c'était trop tard - la magie de l'emmerdement maximum avait fait effet.
Ce putain de tuyau bouché, celui qui m'a fait rater mon meeting hebdomadaire avec ex-chef (parce que chef n'est plus ma chef, mais c'est une autre histoire), celui qui m'a fait paniquer et appeler copine postdoc pour qu'elle mette en route mes trucs, please oh pretty please, celui qui m'a empêché de me brosser les dents, de me laver les mains ou de prendre une douche, bref, ce putain de tuyau bouché du lundi matin va bien maintenant.
Il a digéré.
En définitive, une bonne façon de commencer la semaine.
NOT.
mardi 12 janvier 2010
48 heures.
48 heures, quand on y pense, c'est bien, c'est court, ca évite les faux espoirs.
Ca permet de passer au plan B - heu, quel plan B ? - sans attendre pour des prunes.
Autant se faire rejeter vite fait bien fait, qu'après des semaines et des mois d'attente.
En 48 heures.
Même si quand même, je ne suis pas d'accord, le sujet est large ET à la mode, la nouveauté est incontestable, les figures sont bien faites et j'ai suivi absolumment toutes les règles.
Mais, bon, voilà, 48 heures ont suffit pour briser mon rêve de ces 6 derniers mois.
N'empêche, cet empaffé d'éditeur de Nature, j'suis sure qu'il n'y a même pas jeté un coup d'oeil, à mon papier...
Ca commence bien 2010 !
Ca permet de passer au plan B - heu, quel plan B ? - sans attendre pour des prunes.
Autant se faire rejeter vite fait bien fait, qu'après des semaines et des mois d'attente.
En 48 heures.
Même si quand même, je ne suis pas d'accord, le sujet est large ET à la mode, la nouveauté est incontestable, les figures sont bien faites et j'ai suivi absolumment toutes les règles.
Mais, bon, voilà, 48 heures ont suffit pour briser mon rêve de ces 6 derniers mois.
N'empêche, cet empaffé d'éditeur de Nature, j'suis sure qu'il n'y a même pas jeté un coup d'oeil, à mon papier...
Ca commence bien 2010 !
mercredi 23 septembre 2009
Le temps perdu.
Mon père m'a dit qu'à la veille de sa mort, son père lisait Proust. Il m'a raconté comment il avait du écourter sa dernière conversation avec son père, ce 31 mai là, parce qu'il avait du aller recoucher sa fille qui faisait la foire, au lieu de commenter les dernières aventures proustiennes avec mon grand-père. J'avais 5 ans, je ne m'en souviens pas. Ceci dit je me souviens des coquelicots ramassés par mon frère pour consoler Mamie qui pleurait, le lendemain.
Mamy Jeannette, la mère de ma mère, m'a plusieurs fois dit qu'elle se gardait tout Proust "pour la fin" - qu'après avoir lu Proust, il n'y aurait plus rien. Je ne sais pas si elle a tout fini avant de mourir, je ne sais pas à qui demander.
Mon père se fait opérer dans 2 semaines - o un rien du tout, une histoire de cataracte. Mais quand même, il doit être surveillé pendant quelques jours, alors j'ai pris des vacances pour être avec lui. Ceci dit, la dernière fois qu'on a parlé au téléphone, il m'a annoncé qu'il allait se mettre à relire Proust.
Bizarrement, je trouve ça moyennement drôle.
Mamy Jeannette, la mère de ma mère, m'a plusieurs fois dit qu'elle se gardait tout Proust "pour la fin" - qu'après avoir lu Proust, il n'y aurait plus rien. Je ne sais pas si elle a tout fini avant de mourir, je ne sais pas à qui demander.
Mon père se fait opérer dans 2 semaines - o un rien du tout, une histoire de cataracte. Mais quand même, il doit être surveillé pendant quelques jours, alors j'ai pris des vacances pour être avec lui. Ceci dit, la dernière fois qu'on a parlé au téléphone, il m'a annoncé qu'il allait se mettre à relire Proust.
Bizarrement, je trouve ça moyennement drôle.
mardi 16 juin 2009
Holiday dream
Mon talk de-la-mort-qui-tue-je-veux-pas-y-aller-au-secours est dans 15 jours tout justes.
Mon papier refuse de s'écrire tout seul, et une après-midi pour 315 mots mal écrits, c'est dur à avaler en termes de productivité (c'était hier).
Apres chef et ses 1 mois à Barcelone, il y a eu copine postdoc et sa grosse semaine en Espagne, p'tite technicienne et ses 15 jours en Egypte, et maintenant postdoc théoricien et ses 10 jours de plongée en Méditerranée. En attendant, je viens de fêter l'anniversaire de mes dernières "vacances" [de 4 jours].
Mon anti-HA a décidé de jouer aux cons, et c'est vraiment pas le moment, rapport au talk de dans 2 semaines - sans compter du papier qui s'écrit lentement, certes, mais surement pas sans ce résultat là.
Bref, quand ce matin, à la bourre comme chaque matin mais juste un tout petit peu plus que d'habitude, j'ai contemplé la journée à venir, j'ai décidé que non.
Même pas off sick.
J'ai juste appelé chef – pour l’informer qu'aujourd'hui, c'était vacances.
1 journée ENTIÈRE à ne rien faire, sans même culpabiliser (où je n’ai rien fait d’autre que dormir finalement).
Je peux recommencer demain ?
Mon papier refuse de s'écrire tout seul, et une après-midi pour 315 mots mal écrits, c'est dur à avaler en termes de productivité (c'était hier).
Apres chef et ses 1 mois à Barcelone, il y a eu copine postdoc et sa grosse semaine en Espagne, p'tite technicienne et ses 15 jours en Egypte, et maintenant postdoc théoricien et ses 10 jours de plongée en Méditerranée. En attendant, je viens de fêter l'anniversaire de mes dernières "vacances" [de 4 jours].
Mon anti-HA a décidé de jouer aux cons, et c'est vraiment pas le moment, rapport au talk de dans 2 semaines - sans compter du papier qui s'écrit lentement, certes, mais surement pas sans ce résultat là.
Bref, quand ce matin, à la bourre comme chaque matin mais juste un tout petit peu plus que d'habitude, j'ai contemplé la journée à venir, j'ai décidé que non.
Même pas off sick.
J'ai juste appelé chef – pour l’informer qu'aujourd'hui, c'était vacances.
1 journée ENTIÈRE à ne rien faire, sans même culpabiliser (où je n’ai rien fait d’autre que dormir finalement).
Je peux recommencer demain ?
lundi 8 juin 2009
Meet the Fockers
Il a donc fallu 32 ans et presque 2 mois pour que la toute première rencontre ait lieu.
Papa VS Chéri.
L'avis du père: "il est gentil ton boyfriend là, m'enfin faut qu'il apprenne le français hein." (et ce n'est pas un conseil ni une suggestion; c'est un ordre)
L'avis du chéri: "That's funny how your dad is the the stereotype of the older french man... but... err... well.. the scary version i mean !"
Voilà, alors bon, ça, c'est fait.
Et heureusement, mais vraiment HEUREUSEMENT que lorsque la cousine de la mariée, un verre en trop dans le nez, a soulevé la jupette au chéri, il était parti, le père.
Comme il l'a vu venir, le chéri, le soulevage de jupette.
(oui, enfin, surtout grâce à la vigilance sans égale de la soeur du marié (oui, oui, moi-même), qui n'a pas hésité à se jeter aux genoux du chéri pour contrecarrer la tentative de soulevage de jupette numéro 1)
Et du coup, lors de l'essai réussi, la cousine a pu admirer le beau cul tout nu du chéri.
Parce que bon, on joue à l'écossais pour de vrai ou pas du tout, hein.
Mais heureusement, sérieux.

Et en bonus track, et parce que je le vaux bien, ma vue préférée depuis la Chartreuse (i.e. le Vercors), avec mes cheveux orange trop la classe, heureusement qu'il me restait 48 heures de shampouinage intensifs avant le mariage. HEUREUSEMENT.
Papa VS Chéri.
L'avis du père: "il est gentil ton boyfriend là, m'enfin faut qu'il apprenne le français hein." (et ce n'est pas un conseil ni une suggestion; c'est un ordre)
L'avis du chéri: "That's funny how your dad is the the stereotype of the older french man... but... err... well.. the scary version i mean !"
Voilà, alors bon, ça, c'est fait.
Et heureusement, mais vraiment HEUREUSEMENT que lorsque la cousine de la mariée, un verre en trop dans le nez, a soulevé la jupette au chéri, il était parti, le père.
Comme il l'a vu venir, le chéri, le soulevage de jupette.
(oui, enfin, surtout grâce à la vigilance sans égale de la soeur du marié (oui, oui, moi-même), qui n'a pas hésité à se jeter aux genoux du chéri pour contrecarrer la tentative de soulevage de jupette numéro 1)
Et du coup, lors de l'essai réussi, la cousine a pu admirer le beau cul tout nu du chéri.
Parce que bon, on joue à l'écossais pour de vrai ou pas du tout, hein.
Mais heureusement, sérieux.

Et en bonus track, et parce que je le vaux bien, ma vue préférée depuis la Chartreuse (i.e. le Vercors), avec mes cheveux orange trop la classe, heureusement qu'il me restait 48 heures de shampouinage intensifs avant le mariage. HEUREUSEMENT.
mardi 19 mai 2009
Le frère Dalton ? (ou la Rantanplanade du jour)
Avec le mariage du frangin samedi prochain, forcément, il a fallu que je trouve mes cheveux moches, ternes, et tout le tintouin.
Forcément.
Pas que je sois stressée à l'idée de voir mon père ET ma mère en même temps (je l'ai déjà dit ?), ou de voir la smala et les amis avec 30 kilos de plus sur les hanches, parce que la Grande-Bretagne, ca vous gagne, surtout les frites, bref, non, mes cheveux.
Pas beaux vilains tout ça.
Bon.
Alors après un truc colorant et une douche, il y a 10 minutes, ça a donné:
"- Steeeeeve !!! Steeeeeeeeeeeeeeeeeeve !!!
- Yep, what ?
- My hair's orange !!!!!
- ...
- I swear it is ! Come !!!
(le Steve arrive dans la salle de bain)
- Nah, it's not, it's a little brunette, just perfect !
- No, look, it's orange ! Here and there, ORANGE !
- Really, it doesn't look orange to me, it's great !
- You sure ?
- Well, i know i'm colour blind and rubbish for seeing red, but i swear, it doesn't look orange to me..."
Alors voilà, à moins que la noce soit devenue daltonienne (comme chéri), ou à moins que je fasse 28 shampoings entre là maintenant et jeudi matin heure de l'avion pour Genève, la sœur du marié aura 30 kilos en trop, un chéri en kilt, et des cheveux orange.
Bon.
Et après on s'étonne que je ne vienne en France visiter la smala qu'une fois tous les... ah ben là ca va faire 4 ans hein.
Voilà.
(Et je ne parle même pas du chat qui va passer 5 jours ENTIERS dans un chenil de luxe super beau et tout, mais quand même la pauvre 5 JOURS ENTIERS, sinon je vais me mettre à pleurer. Le stress. Mon pauvre chat-chat.)
Forcément.
Pas que je sois stressée à l'idée de voir mon père ET ma mère en même temps (je l'ai déjà dit ?), ou de voir la smala et les amis avec 30 kilos de plus sur les hanches, parce que la Grande-Bretagne, ca vous gagne, surtout les frites, bref, non, mes cheveux.
Pas beaux vilains tout ça.
Bon.
Alors après un truc colorant et une douche, il y a 10 minutes, ça a donné:
"- Steeeeeve !!! Steeeeeeeeeeeeeeeeeeve !!!
- Yep, what ?
- My hair's orange !!!!!
- ...
- I swear it is ! Come !!!
(le Steve arrive dans la salle de bain)
- Nah, it's not, it's a little brunette, just perfect !
- No, look, it's orange ! Here and there, ORANGE !
- Really, it doesn't look orange to me, it's great !
- You sure ?
- Well, i know i'm colour blind and rubbish for seeing red, but i swear, it doesn't look orange to me..."
Alors voilà, à moins que la noce soit devenue daltonienne (comme chéri), ou à moins que je fasse 28 shampoings entre là maintenant et jeudi matin heure de l'avion pour Genève, la sœur du marié aura 30 kilos en trop, un chéri en kilt, et des cheveux orange.
Bon.
Et après on s'étonne que je ne vienne en France visiter la smala qu'une fois tous les... ah ben là ca va faire 4 ans hein.
Voilà.
(Et je ne parle même pas du chat qui va passer 5 jours ENTIERS dans un chenil de luxe super beau et tout, mais quand même la pauvre 5 JOURS ENTIERS, sinon je vais me mettre à pleurer. Le stress. Mon pauvre chat-chat.)
mercredi 6 mai 2009
Wanted: flegme britannique.
Résolution du soir: arrêter de tirer sur l'ambulance.
Parce que ça ne sert à rien, parce qu'il a déjà un pied à travers la porte du labo, et surtout parce que c'est sur moi-même que j'ai envie de tirer maintenant.
Mais n'empêche, depuis des semaines et des mois qu'il perd son temps et surtout le notre, qu'il ment à tords et à travers, et qu'il est une nuisance constante pour le labo, il ne fallait pas qu'aujourd'hui il en rajoute une couche. Je n'étais pas d'humeur. Alors les 4 vérités sont sorties, aussitôt dites, aussitôt regrettées, mais qu'est-ce que j'y peux maintenant.
Est-ce que quoiqu'on fasse et où qu'on travaille, il y a toujours un/une collègue qu'on a envie de baffer à intervalles réguliers ?
Et surtout, est-il possible d'expliquer à quelqu'un que là non, trop-c'est-trop-mais-j'hallucine-ça-va-bien-maintenant, sans se sentir toute moche juste après ?
Parce que ça ne sert à rien, parce qu'il a déjà un pied à travers la porte du labo, et surtout parce que c'est sur moi-même que j'ai envie de tirer maintenant.
Mais n'empêche, depuis des semaines et des mois qu'il perd son temps et surtout le notre, qu'il ment à tords et à travers, et qu'il est une nuisance constante pour le labo, il ne fallait pas qu'aujourd'hui il en rajoute une couche. Je n'étais pas d'humeur. Alors les 4 vérités sont sorties, aussitôt dites, aussitôt regrettées, mais qu'est-ce que j'y peux maintenant.
Est-ce que quoiqu'on fasse et où qu'on travaille, il y a toujours un/une collègue qu'on a envie de baffer à intervalles réguliers ?
Et surtout, est-il possible d'expliquer à quelqu'un que là non, trop-c'est-trop-mais-j'hallucine-ça-va-bien-maintenant, sans se sentir toute moche juste après ?
lundi 4 mai 2009
Quand le chat n'est pas là...
Chef est de retour.
Le soulagement.
C'est bizarre comme j'ai besoin que ma chef ne soit pas trop loin, pour me sentir bien.
Serais-je un jour indépendante ? Serais-je un jour capable d'être chef ?
C'est le but à moyen terme, mais je ne suis pas tellement sure d'être capable de fonctionner sans elle.
J'ai besoin de trouver ce je-ne-sais-quoi manquant, ce truc qui me permettra d'avancer, de travailler et de croire en mes résultats, sans la validation permanente de celle avec qui je travaille depuis maintenant plus de 6 ans.
Et pourtant je l'ai détestée.
Et pourtant je l'ai trouvé injuste, dure, irritante.
Quand je l'ai vue arriver, détendue et bronzée dans le bureau ce midi, j'ai eu l'impression que tout à coup, tout allait aller mieux. Comme si elle allait photoshoper mes westerns. Comme si elle allait me dire "yes Eve, great idea, do those micro-arrays". Ce qu'elle a fait d'ailleurs - "don't worry, we have the money, yes, do those micro-arrays, that's what we need to do." At last.
J'ai l'impression d'avoir passé un mois devacances sabbatical à Barcelone tout à coup.
Comment ça, c'était chef, pas moi ? Bah, c'est pareil, non ?
Le soulagement.
C'est bizarre comme j'ai besoin que ma chef ne soit pas trop loin, pour me sentir bien.
Serais-je un jour indépendante ? Serais-je un jour capable d'être chef ?
C'est le but à moyen terme, mais je ne suis pas tellement sure d'être capable de fonctionner sans elle.
J'ai besoin de trouver ce je-ne-sais-quoi manquant, ce truc qui me permettra d'avancer, de travailler et de croire en mes résultats, sans la validation permanente de celle avec qui je travaille depuis maintenant plus de 6 ans.
Et pourtant je l'ai détestée.
Et pourtant je l'ai trouvé injuste, dure, irritante.
Quand je l'ai vue arriver, détendue et bronzée dans le bureau ce midi, j'ai eu l'impression que tout à coup, tout allait aller mieux. Comme si elle allait photoshoper mes westerns. Comme si elle allait me dire "yes Eve, great idea, do those micro-arrays". Ce qu'elle a fait d'ailleurs - "don't worry, we have the money, yes, do those micro-arrays, that's what we need to do." At last.
J'ai l'impression d'avoir passé un mois de
Comment ça, c'était chef, pas moi ? Bah, c'est pareil, non ?
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