Samedi matin, lorsqu'à 8h30 tappantes mon téléphone a réveillé en hurlant la pauvre petite chose encore pleine d'alcool et au crane douloureux que j'étais, j'ai pesté contre ma maman pendant 5 bonnes minutes. En me réveillant doucement. Et puis je me suis dit que c'était parfait, finalement, un réveil matinal, un gentil message, et une bonne douche pour commencer une journée que je n'aurai vraiment pas voulu passer stupidement au lit, parce que ce n'est pas le 1er octobre tous les jours, quoi, merde. Et en découvrant le p'tit déj préparé par Fiona et les cadeaux envoyé par les copains de Bristol, j'me suis dit que décidément, ce n'était pas une journée propice aux ronchonnements.
Samedi midi, j'ai refusé pendant un long moment de couper le gateau. Non pas que je n'avais pas faim, ou même que je ne voulais pas tuer le pauvre petit lapin ou la jolie vache comme c'est souvent mon problème (c'est con aussi, ces chocolats de Paques tous mignons), mais surtout parce que je suis bêtement superstitieuse, et qu'en passant la lame à travers les Alpes, j'étais terrifiée à l'idée de faire trembler Grenoble. Vérification faite, le relevé sismologique m'a appris que mon gateau en forme de carte de France n'était tout compte fait pas un gateau vaudou, et ce midi j'ai donc partagé avec mes camarades de labo le Nord et la région parisienne sans la moindre hésitation. Ce soir j'me fais l'Alsace-Lorraine et la Franche-Comté.
Samedi soir, alors que Fiona, Mitch et moi cherchions désespérément un dernier pound au fond de nos poches/sacs/porte-monnaie, parce que le Fish'nd Chips ne voulait pas de notre batterie de cartes bancaires, et que les 3 gamins commençaient à ne plus tenir en place après avoir enfourné leur repas, comme entre 7 et 11 ans, les garçons, ça a vraiment trop d'énergie, incroyable de penser qu'ils vont finir par se transformer un de ces jours en adolescents fatigués, bref, le petit cousin des enfants de Mitch m'a demandé "but why are you giving all your money to Uncle Mitch ?". Ce à quoi j'ai répondu qu'il nous fallait payer notre nourriture, comme manger pour gratos, anniversaire ou pas, c'était impossible, en fait. "Well, if you don't pay, someone else will !" m'a-t'il répondu en haussant les épaules, le regard plein de dédain pour l'adulte idiote et dénuée de bon sens que je suis. J'ai décidé que finalement, je ne suis plus tout à fait sure d'aimer tous les enfants, et encore moins celui-là, qui a passé son temps à me piquer mes chips et à les tremper dans ma mayonnaise [dans mon assiette !!], le p'tit con, et ce malgré les remontrances répétées d'Uncle Mitch.
Sur le chemin du retour, alors qu'on longeait la cote en apercevant les lumières d'Edinburgh là-bas au loin, je me suis dit qu'on n'arriverait jamais à la maison à temps , et que j'allais donc rater le coup de fil de ma maman, celui de 21h45, celui qui nous lie pour toujours, elle en tant que mère, moi en tant que fille, l'une de nos identités les plus fortes. Alors lorsque j'ai reçu un message sur mon téléphone portable pile-poil au bon moment, je me suis dit que vraiment les technologies modernes permettent parfois de perpétuer les traditions les plus importantes, et c'est formidable.
En me couchant, alors qu'il était déjà dimanche matin mais on dirait que c'était encore mon anniversaire, je me suis dit que j'avais quand même vachement de la chance d'être née un 1er octobre.
Puis j'ai réalisé avec un peu d'angoisse que la prochaine fois j'aurai 30 ans...
lundi 3 octobre 2005
vendredi 30 septembre 2005
Octobre...
Il y a 3 cartes colorées sur mon bureau, des gentils emails dans ma inbox, une nouvelle tasse avec des vaches dans ma collection, un paquet qu'amazon a envoyé "to your weird internet name" m'a dit Fiona, et qui m'attend caché dans sa chambre, interdiction de le voir avant demain. Ce matin, le gateau était bien de chez Sainsbury's, mais avec plein de smarties aux fruits et un bon gout de chocolat qui me fait penser que finalement, les gateaux du supermarché sont parfois bons, et puis surtout ça fait 2 jours qu'Eben a un oeil dessus et qu'il demande à en avoir un bout, et chef lui répond à chaque fois "No Ebes, it's not for you, it's Eve's cake". Alors il parait qu'il sourit en répétant "Eve's cake ! Eve's cake ! Eve's cake !" et il ne veut plus le manger, puisque c'est pour moi, et que je suis devenue sa meilleure copine, ce qui tombe bien puisque c'est réciproque.
Bref, il semblerait bien que même si septembre n'est pas encore endormi, c'est déjà un peu le meilleur jour de l'année qui commence, hein...
Bref, il semblerait bien que même si septembre n'est pas encore endormi, c'est déjà un peu le meilleur jour de l'année qui commence, hein...
jeudi 29 septembre 2005
Rien, ou si peu...
Non mais depuis presque 3 semaines que je travaille avec l'acharnement d'un hamster dans sa roue, il fallait bien que ça arrive. Le vide. La journée à ne rien faire. La journée gachée, perdue, annéantie. Et puis c'est bien connu, sabotage est mon meilleur ami [et culpabilité ma chérie d'ailleurs].
C'est con.
Et évidemment c'est toujours une veille de labmeeting, alors que j'ai une liste impressionante de faits d'armes à présenter à mes collègues qui vont certainement me "surprendre" avec un birthday cake acheté à Sainsbury's, puisque c'était mon tour d'apporter le p'tit déj normalement demain, mais la liste a été inversée tout spécialement. Bref, plein de trucs à raconter, mais le compte-rendu n'est pas prêt, et donc demain je vais encore briller par mon incapacité à me vendre sous mon meilleur jour, et en attendant je continue à retarder le moment d'arrêter de faire du rien, parce que c'est ce que je fais le mieux, finalement, du rien.
C'est vraiment très con.
Enfin heureusement les copines m'offrent de quoi trainasser, c'est qu'on se soutient entreapprenties britanniques newborn écossaises biologistes acharnées filles.
Et au cas où, je n'ai ni boucles d'oreille ni aucune forme de trous non naturels sur le corps, hein. Le reste, oui, certes.
C'est con.
Et évidemment c'est toujours une veille de labmeeting, alors que j'ai une liste impressionante de faits d'armes à présenter à mes collègues qui vont certainement me "surprendre" avec un birthday cake acheté à Sainsbury's, puisque c'était mon tour d'apporter le p'tit déj normalement demain, mais la liste a été inversée tout spécialement. Bref, plein de trucs à raconter, mais le compte-rendu n'est pas prêt, et donc demain je vais encore briller par mon incapacité à me vendre sous mon meilleur jour, et en attendant je continue à retarder le moment d'arrêter de faire du rien, parce que c'est ce que je fais le mieux, finalement, du rien.
C'est vraiment très con.
Enfin heureusement les copines m'offrent de quoi trainasser, c'est qu'on se soutient entre
Et au cas où, je n'ai ni boucles d'oreille ni aucune forme de trous non naturels sur le corps, hein. Le reste, oui, certes.
| You Are a Very Bad Girl |
![]() You are 10% Good and 90% Bad As they say, good girls go to heaven and bad girls go everywhere! You make most bad girls look like angels - and have a hell of a time along the way. |
Le plus fort c'est mon père ?..
Comme on est le 29 septembre et que c'est la St Michel, j'ai fait mon devoir de fille dévouée et lobotomisée par des années de traditions désuettes dans la famille: j'ai appelé mon papa. Non, en vrai, se souhaiter bonne fête, je trouve ça convivial et sympathique, voire totalement indispensable le 15 aout, mais ça c'est un truc entre mère et fille, chez nous.
J'ai toujours cette image d'un 29 septembre quelquepart à la fin des années 80, où Mamie et moi avions été à la Samaritaine acheter une cocotte-minute "auto-thermos" pour la fête de mon père. Un vieux truc tout moche et terrifiant à ouvrir lorsque le pot-au-feu était enfin cuit le dimanche midi, mais identique à ce que Mamie avait dans sa cuisine quand elle était jeune, l'argument imparable.
Ca résume tellement bien mon enfance à la con.
Bref, ce matin j'ai téléphoné à papa. Qui ne s'était pas rendu compte que c'était la St Michel, et a entamé en me disant "tiens tu m'appelles pour ton anniversaire ?". Ben non, puisque mon anniversaire c'est samedi, et que quand même, ce serait un peu à toi de m'appeler pour l'occasion, mais on dirait qu'on s'en fouttrait finalement, puisque le nombre de fois où tu m'as appelé au cours de ces dernières années se compte sur un seul doigt, et encore c'était sur mon téléphone portable alors que j'étais au pub, donc ça ne compte pas (on dirait).
Bref, ce matin j'ai appelé papa. Et pourtant, depuis leur départ, je n'avais plus entendu sa voix. Aucune envie, trop en colère, trop marre de faire comme si de rien n'était, pas envie d'oublier ses crises de rages incompréhensibles, même si biensur, au téléphone, tout se passe toujours bien, ce qui justifie que la relation père-fille repose entièrement sur le bon vouloir de British Telecom.
"People can't choose their familly, but if one could choose, they wouldn't choose your father, that's for sure !" m'a dit en rigolant la psy l'autre soir. J'ai rigolé moi-même, étant une fille drole et tenant à conserver ma réputation de fille qui n'a pas besoin du paquet de mouchoir là sur le petit meuble près du fauteuil, hein. Mais en-dedans ça disait très clairement que si j'avais pu choisir, j'aurai choisi exactement ce père là mais en mieux, en version améliorée, avec quelques options en plus, ou plutôt en moins. Sans son constant besoin de gueuler. Sans son incapacité à controler sa violence ou ses émotions.
Parce qu'en fait quand on papote de tout et de rien et surtout de cueillette de champignons et de pluie sur la Mer du Nord, il est plutot rigolo, le Michel.
Un peu comme sa fille, quoi.
Et c'est surement ce qu'il y a de plus effrayant, cette ressemblance.
J'ai toujours cette image d'un 29 septembre quelquepart à la fin des années 80, où Mamie et moi avions été à la Samaritaine acheter une cocotte-minute "auto-thermos" pour la fête de mon père. Un vieux truc tout moche et terrifiant à ouvrir lorsque le pot-au-feu était enfin cuit le dimanche midi, mais identique à ce que Mamie avait dans sa cuisine quand elle était jeune, l'argument imparable.
Ca résume tellement bien mon enfance à la con.
Bref, ce matin j'ai téléphoné à papa. Qui ne s'était pas rendu compte que c'était la St Michel, et a entamé en me disant "tiens tu m'appelles pour ton anniversaire ?". Ben non, puisque mon anniversaire c'est samedi, et que quand même, ce serait un peu à toi de m'appeler pour l'occasion, mais on dirait qu'on s'en fouttrait finalement, puisque le nombre de fois où tu m'as appelé au cours de ces dernières années se compte sur un seul doigt, et encore c'était sur mon téléphone portable alors que j'étais au pub, donc ça ne compte pas (on dirait).
Bref, ce matin j'ai appelé papa. Et pourtant, depuis leur départ, je n'avais plus entendu sa voix. Aucune envie, trop en colère, trop marre de faire comme si de rien n'était, pas envie d'oublier ses crises de rages incompréhensibles, même si biensur, au téléphone, tout se passe toujours bien, ce qui justifie que la relation père-fille repose entièrement sur le bon vouloir de British Telecom.
"People can't choose their familly, but if one could choose, they wouldn't choose your father, that's for sure !" m'a dit en rigolant la psy l'autre soir. J'ai rigolé moi-même, étant une fille drole et tenant à conserver ma réputation de fille qui n'a pas besoin du paquet de mouchoir là sur le petit meuble près du fauteuil, hein. Mais en-dedans ça disait très clairement que si j'avais pu choisir, j'aurai choisi exactement ce père là mais en mieux, en version améliorée, avec quelques options en plus, ou plutôt en moins. Sans son constant besoin de gueuler. Sans son incapacité à controler sa violence ou ses émotions.
Parce qu'en fait quand on papote de tout et de rien et surtout de cueillette de champignons et de pluie sur la Mer du Nord, il est plutot rigolo, le Michel.
Un peu comme sa fille, quoi.
Et c'est surement ce qu'il y a de plus effrayant, cette ressemblance.
Tonight.
Encore un jour à courir et à m'énerver à la moindre contrariété, parce qu'il semblerait qu'une force surnaturelle ait envie de me mettre des batons dans les roues, juste pour se marrer. Du coup, quand j'ai enfin réussi à m'arracher du labo à exactement 17h03 pour filer au cinéma, j'étais vachement fière de moi. C'était avant d'attendre le bus pendant 34 minutes, 34 longues minutes à regarder ma montre, à pester dans ma tête, et à demander à cette putain de force surnatuelle de me lacher les baskets s'il te plait et de m'envoyer le bus, parce que là le film va commencer sans moi et ça va me faire pleurer de rage, et quand même, ce serait balot, non ? Bref, quand le bus est enfin arrivé je n'y croyais plus, et en m'asseyant juste derrière le conducteur, j'ai utilisé toute ma puissance télépathique pour lui dire "appuie sur le champignon bordel!", sans penser que j'aurai mieux fait de lui dire "press the damn accelerator for fuck sake!", mais des fois je ne me rends pas compte que si je suis bilingue, les chauffeurs de bus ne le sont pas forcément. Bref, en sautant du bus à 100 mètres du cinéma, et en traversant la rue, j'aperçois une seule et unique personne au distributeur automatique de billets. O joie, j'ai peut-être une chance d'arriver à temps, finalement. C'était sans compter sur l'apparition spontanée, là à 3 pas devant moi, de 3 greluches ayant décidé que c'était fantastique de papoter en retirant de l'argent plutôt que d'essayer d'être efficaces et concentrées, histoire d'aller un peu plus vite et de limiter les coups de couteaux en plein dans le bide de ma patience déjà fortement amochée. Bref, et après un dernier sprint et la surprise de devoir monter en salle 1 -la grande salle, alors que je m'attendais à une petite salle minuscule- John Cleese se bat avec les directeurs d'Orange, et je ne suis même pas en retard, à mon grand étonnement.
La tension redescend avec la musique, du jaune, du rouge, du bleu, les longues minutes du générique de début me lessivent de tout ce qui est extérieur à l'instant présent, et le choc peut commencer. Parce que oui je connais par coeur, oui mes lèvres bougent en même temps que celles de comédiens, oui je ne suis jamais lassée par ce film, mais en grand comme ça, alors que la salle est noire et silencieuse, je me le prends en pleine gueule vraiment, pour la première fois. Et je remarque des détails jamais vus auparavant, malgré les dizaines de visionnages. Un Jet que je n'avais jamais vraiment vu, tout empoté dans sa chemise, la cellulite sur les fesses d'Anybody, trahissant sa féminité naissante, l'arrestation de Chino, que je n'avais meme pas remarquée dans ce final dramatique, et le flot de mes émotions en pleine houle, l'excitation, la joie, l'incrédulité, et toujours ce même moment qui ne change pas, LE moment crucial, LE moment où j'ai envie de crier "Anita, tais-toi!", mais non, elle ne se tait pas, et Maria apprend qu'une bataille va avoir lieu ce soir, et tout bascule, et Tony se retrouve mêlé à ce qu'il avait décidé de mettre derrière lui. Plus rien ne pourra arrêter ce putain de grand rouleau, maintenant que l'engrenage est enclenché, hein ? Sauf Ice, peut-être, oui, si Ice était resté dans la boutique de Doc, s'il n'avait pas décidé d'agir en chef et de continuer à essayer de trouver Chino pour protéger Tony, Anita n'aurait pas été secouée, elle n'aurait pas menti, il n'aurait jamais laissé les Jets devenir des sauvages. Mais Ice le raisonnable n'est pas là, et le Jet à la chemise du début s'en donne à coeur joie. Trop tard donc, Tony va mourir, c'est écrit. Trop tard, ce cri animal va sortir de la bouche de Maria. "DON'T YOU TOUCH HIM !". Ce cri qui a lui seul aurait du offrir un Oscar à Natalie Wood. Le Lieutenant Schrank ne le touchera pas, mais c'est décidément trop tard. Rien n'a changé, malgré mes espoirs stupides, c'est à chaque fois pareil, le scénario refuse d'évoluer, refuse de leur donner une chance, et Tony est mort.
En même temps, c'est vrai, imaginer Tony avec une calvitie débutante et du gras au bide entrain de roter sa bière alors qu'une Maria transpirante derrière ses fourneaux crie aux gamins de venir à table, le tout dans une décor de pavillon de banlieue, c'est insupportable.
Mais... We'll find a new way of living... j'avais envie d'y croire, moi... Hold my hand and we're half way there... je ne veux pas admettre qu'un jour ils ne feront pas l'autre moitié du chemin. Oui, un jour je re-regarderai West Side Story, pour la cinquantième, la centième, ou même la millième fois, et un jour Tony & Maria partiront ensembles, dans un bus même pas en retard, vers leur happily ever after.
La tension redescend avec la musique, du jaune, du rouge, du bleu, les longues minutes du générique de début me lessivent de tout ce qui est extérieur à l'instant présent, et le choc peut commencer. Parce que oui je connais par coeur, oui mes lèvres bougent en même temps que celles de comédiens, oui je ne suis jamais lassée par ce film, mais en grand comme ça, alors que la salle est noire et silencieuse, je me le prends en pleine gueule vraiment, pour la première fois. Et je remarque des détails jamais vus auparavant, malgré les dizaines de visionnages. Un Jet que je n'avais jamais vraiment vu, tout empoté dans sa chemise, la cellulite sur les fesses d'Anybody, trahissant sa féminité naissante, l'arrestation de Chino, que je n'avais meme pas remarquée dans ce final dramatique, et le flot de mes émotions en pleine houle, l'excitation, la joie, l'incrédulité, et toujours ce même moment qui ne change pas, LE moment crucial, LE moment où j'ai envie de crier "Anita, tais-toi!", mais non, elle ne se tait pas, et Maria apprend qu'une bataille va avoir lieu ce soir, et tout bascule, et Tony se retrouve mêlé à ce qu'il avait décidé de mettre derrière lui. Plus rien ne pourra arrêter ce putain de grand rouleau, maintenant que l'engrenage est enclenché, hein ? Sauf Ice, peut-être, oui, si Ice était resté dans la boutique de Doc, s'il n'avait pas décidé d'agir en chef et de continuer à essayer de trouver Chino pour protéger Tony, Anita n'aurait pas été secouée, elle n'aurait pas menti, il n'aurait jamais laissé les Jets devenir des sauvages. Mais Ice le raisonnable n'est pas là, et le Jet à la chemise du début s'en donne à coeur joie. Trop tard donc, Tony va mourir, c'est écrit. Trop tard, ce cri animal va sortir de la bouche de Maria. "DON'T YOU TOUCH HIM !". Ce cri qui a lui seul aurait du offrir un Oscar à Natalie Wood. Le Lieutenant Schrank ne le touchera pas, mais c'est décidément trop tard. Rien n'a changé, malgré mes espoirs stupides, c'est à chaque fois pareil, le scénario refuse d'évoluer, refuse de leur donner une chance, et Tony est mort.
En même temps, c'est vrai, imaginer Tony avec une calvitie débutante et du gras au bide entrain de roter sa bière alors qu'une Maria transpirante derrière ses fourneaux crie aux gamins de venir à table, le tout dans une décor de pavillon de banlieue, c'est insupportable.
Mais... We'll find a new way of living... j'avais envie d'y croire, moi... Hold my hand and we're half way there... je ne veux pas admettre qu'un jour ils ne feront pas l'autre moitié du chemin. Oui, un jour je re-regarderai West Side Story, pour la cinquantième, la centième, ou même la millième fois, et un jour Tony & Maria partiront ensembles, dans un bus même pas en retard, vers leur happily ever after.
mardi 27 septembre 2005
5 nuits par semaine...
Hier soir j'avais psy, ce soir espagnol, demain soir West Side Story au ciné, même si je l'ai déjà vu plus de 40 fois et que je connais les dialogues par coeur, comme je ne l'ai jamais vu sur grand écran et que je ne raterai ça pour rien au monde, jeudi soir shopping si j'ai le courage, comme dans 10 jours j'ai mariage (non pas le mien, hein) et que je n'ai pas le droit d'y aller en baskets il parait, et vendredi soir anniversaire, même si c'est un jour trop tôt et que franchement c'est super nul un anniversaire le 30 septembre, parce que le 30 septembre c'est la St Jérôme, pas la Ste Thérèse, et qu'octobre c'est vachement mieux, puisque c'est mon mois à moi, mais bon bref avec un cercle social de 8 personnes, quand 25% déclarent ne pas pouvoir se déplacer le samedi soir, je suppose qu'il faut s'ouvrir aux compromis, enfin bref, il semblerait bien que je sois un chouilla débordée.
Parce que même en arrivant avant 9 heures tous les jours, ce qui en soit est un exploit, et même en travaillant avec une efficacité rarement égalée au cours de mes 29 dernières années, il n'y a définitivement pas assez d'heures chaque jour pour faire tout ce que je veux faire.
J'envisage sérieusement d'arrêter totalement de dormir, donc.
Parce que même en arrivant avant 9 heures tous les jours, ce qui en soit est un exploit, et même en travaillant avec une efficacité rarement égalée au cours de mes 29 dernières années, il n'y a définitivement pas assez d'heures chaque jour pour faire tout ce que je veux faire.
J'envisage sérieusement d'arrêter totalement de dormir, donc.
Over the rainbow...
Ce matin je me suis réveillée face à un immense arc-en-ciel.
Du soleil et de la pluie en même temps, j'ai toujours cru que c'était une figure de style de météorologistes, qu'en fait l'un excluait automatiquement l'autre. Je me vois dans l'obligation de réviser mes opinions face à l'automne écossais.
Oui, quand je n'ai rien à dire, je parle du temps qu'il fait.
That's what being british is about, remember ?
Du soleil et de la pluie en même temps, j'ai toujours cru que c'était une figure de style de météorologistes, qu'en fait l'un excluait automatiquement l'autre. Je me vois dans l'obligation de réviser mes opinions face à l'automne écossais.
Oui, quand je n'ai rien à dire, je parle du temps qu'il fait.
That's what being british is about, remember ?
dimanche 25 septembre 2005
L'oiseau & l'enfant.
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